Illusion of Time

Illusion of Time, ou Illusion of Gaïa pour la version américaine, est un A-RPG (Action RPG pour les non connaisseurs du genre), sorti le 27 novembre 1993 au Japon et le 27 avril 1995 en Europe sur Super Nintendo. Ce chef d’œuvre, bien qu’unique en son genre, nous verrons pourquoi, a été développé par Quintet et édité par Enix au Japon. Ce jeu fut apprécié pour sa bande-son et son scénario, mais également critiqué pour sa facilité et sa linéarité. Il est important de vous préciser que ce jeu fait partie d’une trilogie, comportant des titres tels que le non moins célèbre Soul Blazer, qui constitue le premier opus de la trilogie, et Terranigma, souvent plus connus par les joueurs de l’époque et les collectionneurs. Soit dit en passant, la cote de ce dernier a atteint des sommets, se vendant à plusieurs centaines d’euros sur la toile. Illusion of Time constitue le deuxième opus de cette trilogie. Je l’ai testé pour vous, revenons donc sur ce portage ayant marqué le cœur des gamers.

Illusion of time japon

En ce qui concerne le synopsis, vous incarnez le jeune Paul, orphelin résident dans la ville de Cap-Sud, chez ses grands-parents, Basile et Lola. Son père a disparu lors d’une expédition dans la Tour Pandémone. Paul a grandi en compagnie de trois amis. Il y a Luc, qui a également perdu son père lors de l’expédition dans la Tour Pandémone, mais que nous retrouverons plus tard dans le jeu. Je ne vous en dis pas plus, ce serait ce qu’on appelle dans notre jargon vidéoludique du « spoil ». Il y a également Jonas, l’intellectuel, qui se fera avaler par la baleine Moby, ou un Léviathan, selon la nationalité de la version testée. Et il y a Éric, le benjamin de l’équipe, un brin trouillard, mais qui suivra notre héros, presque durant toute l’aventure, avant d’être contraint de rentrer à Cap-Sud. Recentrons-nous. Dans la maison de ses grands-parents, Paul trouve un petit cochon ayant semé le désordre. Il s’agit du cochon de la princesse, nommé Hamlet (du nom de l’œuvre de Shakespeare). Celle-ci apparaît juste après avant d’être emportée de force par les soldats du Royaume. Paul quitte ensuite Cap-Sud afin d’y rencontrer le Roi Edmond, personnage snobinard remarié à une reine, on ne peut plus snobinarde qui le feront enfermer dans les cachots du château, alors que Paul était censé leur remettre une bague dont il n’a en réalité pas la possession. Paul s’enfuira du château avec la fille du Roi, Flora, princesse capricieuse et geignarde, un brin agaçante lorsqu’elle s’y met. Notez que pour une fois, la princesse n’est pas blonde et arbore un look de poupée passée dans la machine à laver. Entre en jeu un redoutable mercenaire, Le Chacal, que le Roi de Cap-Sud a lancé à la poursuite de Paul afin de récupérer la fameuse bague. En chemin, vous ferez la connaissance de Lily, qui appartient à un peuple caché, le peuple d’Itoryville, dont la grand-mère de Paul, Lola, est-elle-même une descendante.

Restauration de racines

Vous remarquez également que les noms des personnages sont incroyablement francisés. Il en est de même pour les références mythologiques et historiques. Ainsi, vous croiserez notamment le peintre Edgar Degas (ayant réellement existé, c’est un peintre, graveur et sculpteur français) à Séraphine, qui tentera de s’approprier la princesse Flora en l’emprisonnant dans un tableau.  Je m’écarte sans cesse mais je ne peux m’empêcher de faire diverses digressions, celles-ci aillant leur importance pour cerner l’esprit du jeu d’après moi. Bref. Paul entame donc une quête guidée par la déesse de la Terre, Gaïa, qui prédit l’arrivée d’une comète destructrice sur le globe. Paul serait donc l’élu et c’est la déesse qui le guidera tout au long de son périple, lui offrant différentes métamorphoses afin de combler son flagrant manque de muscles (oui ça reste un gosse de 15 ans bien trempé donc faut quand même pas exagérer, ce n’est pas un Hercule). Paul incarnera donc le chevalier Chrysaor (qui dans la mythologie grecque est le fils de Poséidon et de Méduse) ou l’entité mystique qu’est Likéfia. Il est important tout de même de noter que Paul possède des pouvoirs de télékinésie lié à son arme : une flûte (oui oui, une flûte !). Vous voyagerez donc en charmante compagnie, découvrant des lieux mythiques ou ayant réellement existé : le continent de Mû, la Grande Muraille de Chine, le Temple d’Angkor, les plaines Nazca et j’en passe. Vous devrez retrouver les six statues d’Hexade pour pouvoir combattre la fameuse comète dont j’ai parlé plus haut. Il y aurait tellement d’autres choses encore à vous dire, les références culturelles étant innombrables, mais je m’arrête ici et en profite pour vous dire que j’envisage, une fois le site plus fourni, d’intégrer une catégorie sur ces fameuses références mythologiques.

Illusion of time screen 19

Venons-en à l’analyse purement technique du jeu. Dans le scénario, on constate plusieurs anachronismes, très certainement volontaires, qui peuvent choquer au début mais qui donne un esprit plus ou moins décalé au jeu. On peut lui reprocher sa linéarité. En effet, vous vous contenterez de visiter une ville, vous restaurer sans nécessairement faire des rencontres extravagantes, je veux dire par là que même dans les villes, il n’y a rien de particulier à découvrir. Après la visite des villes, vous traversez les donjons et suivez le fil directeur de l’histoire sans pouvoir revenir sur vos pas. Toutefois, j’ai trouvé le scénario prenant, et l’idée de parcourir des lieux historiques est selon moi bien explorée. Bien sûr, ces environnements ont été plus ou moins modifiés par rapport à la réalité, mais c’est ce qui fait l’originalité du jeu qui tend parfois à faire penser que nous sommes plongés dans un monde pluridimensionnel qui renvoie à l’idée du rêve, évasif. Venons-en ensuite à la maniabilité qui selon moi est excellente. En effet, le PNJ répond bien aux commandes et les réflexes sont immédiats. Toutefois, ce n’est qu’une question d’ergonomie, mais la commande « courir » n’est selon moi (et pour moi) pas très pratique, car il s’agit d’appuyer deux fois sur le pad directionnel selon l’orientation où l’on souhaite diriger le PNJ. Pas vraiment pratique lorsqu’un obstacle se présente à vous. Concernant la musique, très bien travaillée, on pourra tout de même lui reprocher son manque de titres, car elles sont souvent redondantes selon le type d’endroit où vous vous trouverez (ville, donjon…). Concernant la durée de vie, elle est correcte, mais cependant pas exceptionnelle : comptez une vingtaine d’heures. Il est important de remarquer que les donjons sont très bien travaillés, il y a de nombreux labyrinthes qui vous titilleront un brin les esprits avant que vous puissiez en venir à bout. Concernant les graphismes, je les trouve personnellement très soignés, c’est coloré juste comme il faut, les maps sont très bien structurées, les personnages sont bien modélisés, bref, c’est propre. Toutefois on n’atteint pas une qualité des graphismes telle que celle de Secret of Mana ou Chrono Trigger, ou encore Terranigma.

 

Ma note : 17/20

Magique ! Un RPG souvent plus connu par les initiés du genre, mais qui vaut le coup d’être testé ! C’est propre, et vous vous assurez de passer un bon moment !! 

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