Game Boy Pocket

Nous sommes en 1996, la Game Boy Classic a déjà six ans, presque sept. Il est donc temps pour elle de céder la place. Pourtant, initialement, l'honneur n'était pas à la Game Boy Pocket. En réalité, on pourrait la qualifier de "prématurée"...

Pourquoi ? Eh bien parce que Nintendo, malgré son image de marque, a été contraint d'essuyer un cuisant échec : celui de la Virtual Boy. Cette console était censée révolutionner le marché du jeu vidéo du fait de son concept, plutôt inattendu, mais il n'en fut rien. Il a donc fallu redresser la barre. La firme au plombier s'est alors empressée de plancher sur une nouvelle console portable, plus petite, plus légère, d'où son nom : Game Boy Pocket. 

Restons lucide, elle reste tout de même une ébauche quelque peu baclée d'une portable qui aurait certainement du sortir plus tard. La Game Boy Color par exemple. Plus petite, plus compacte, avec une meilleure résolution d'écran et des couleurs... La pocket a donc permis la relance des ventes ralentissantes de Nintendo, on l'a bien compris. Mais lorsque je vous parle de version baclée, honnêtement je ne vous mens pas ! C'est du low cost vidéoludique !!! 

Effectivement, cette console n'est ni plus ni moins qu'une version relookée, plus petite que la Game Boy Classic. Excepté cela, aucune évolution notable, au contraire... c'est la régression totale ! Nintendo a choisi de faire des économies, entrainant la plus grande frustration des joueurs ! Et pour cause, les premiers modèles ne sont pourvu d'AUCUNE LED d'allumage

Du fait de ce second raté, Nintendo rajoutera cette LED par la suite. Le port d'extension pour le câble link a lui aussi failli sauter ! Vraiment discount cette console hein ?!

Fort heureusement, il est resté... pour le plus grand bonheur des joueurs, qui connurent, cette même année, la naissance de l'illustre série Pokémon !!! Ouf ! Rappelons tout de même que Pokémon sans multijoueurs, c'est comme un plat gastronomique pas salé, pas relevé (si vous avez connu l'époque difficile de la cantine scolaire, vous imaginerez de quoi je veux parler !). Je m'éloigne... Retour à nos Wattouats ! 

Ce qui a permis l'ascension des ventes de Nintendo, c'est surtout cette sortie des Pocket Monsters (le nom de la série Pokémon au Japon) et non la Game Boy Pocket à proprement parler. On constate un peu la réaction Sonic avec Sega (cf. article "La génèse d'une mascotte pour sauver Sega") : les joueurs sont allés acheter majoritairement la console pour pouvoir jouer à Pokémon. A tel point que le chiffre d'affaires fulgurant de Nintendo fera crouler celui d'autres firmes (pour la Game Gear notamment)

Si nous revenons un peu sur l'ergonomie de la console, on peut tout de même dire que la prise en main est meilleure. Elle rentre plus facilement dans une poche que la Classic, puisque son poids et sa taille sont 30 % inférieurs à celle-ci. Elle n'est plus équipée de 4 piles LR06 mais de 2 piles de type AAA (vous savez, les petites piles que l'on utilisait le plus souvent dans les télécommandes). L'autonomie de jeu s'élève en moyenne à 12 heures. 

La Game Boy Pocket sort le 21 juillet 1996 au Japon, au prix de 6800 Yens, soit environ 400 F. Prix tout à fait correct (vous me direz, ils peuvent, c'est un modèle discount tout de même !). Aujourd'hui, cela équivaudrait à une soixantaine d'euros. 

Elle possède un microprocesseur Z80 et une mémoire vive de 16 Ko. Sa mémoire morte est de 8 Mo maximum, selon les cartouches. La résolution de l'écran est en 160 par 144, en quatre niveaux de gris

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